Janvier 2002, peu connaissait le Palais de Tokyo, il venait d’abriter le « site de création contemporaine » tel que le qualifient Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans (interview) : un objectif « créer un lieu d'expérimentation dans lequel le plus large public pourrait voir la création en train de se faire" mais peu de financement ne bénéficiant que peu des largesses habituelles de l’état.
4 ans, 96 expositions monographiques dont plus de la moitié d'artistes français, 800.000 visiteurs après, les deux fondateurs peuvent être fiers de leur laboratoire quand ils laisseront la place en février au Suisse Marc-Olivier Walher. Bilan artistique plus qu’honorable, bilan économique sain puisque il sort au vert. C’est un lieu nouveau – en France - dans son approche et son mode de fonctionnement qu’ils ont crée. Ouvert de midi à minuit, largement financé en ressources propres via des partenariats. Trop de musées à Paris, "Le problème n'est pas trop de musées ou non, mais quel musée ? » répondent-ils avec le palais de tokyo.
Alors voilà, «Notre histoire...» , titre de leur dernière exposition est « une manière de présenter un rapport d'activité sur notre combat pour l'émergence d'une nouvelle génération d'artistes français » affirment-ils. 29 artistes âgés de 30 à 40 ans de la scène française ou vivant en France, c’est une exposition manière de présenter leur travail et de lancer la voie à de nouvelles recherches. Voir les commentaires du Monde ici et de LR là. TF 1 est partenaire, c’est suffisamment rare pour être remarqué.



