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Exemple de gestion privée d'un musée français de renom

Placardées111227feat , Paris et la province sont placardées des affiches de l'exposition du Musée du Luxembourg l'Envolée Lyrique. Il est quasiment impossible de ne pas être au courant de cette exposition tant les métro, rues et magazines sont couverts d'une affiche unique annonçant l'évènement. Le budget dépensé dans l'achat d'espace publicitaire de cette exposition, certes exceptionnelle et inédite, est lui aussi du même acabit. Il dépasse largement les budgets annuels de certains musées de province et laisse jaloux beaucoup de commissaires d'expostion. Scandale ou réussite ?

Le musée du Luxembourg est géré par le Sénat depuis 2000 suite à une convention signée par Christian Poncelet, Président du Sénat où le ministère de la culture laissait la gestion et la programmation du musée au Sénat. Ce dernier a délégué le 7 mars 2002 la gestion du Musée à un opérateur privé, la société Sylvestre Verger Organisation. Se sont succédées des expositions d'abord classiques dans leur programmation (Botticelli, Véronèse, Matisse,etc...) et rentables financièrement, à en faire rougir la RMN. Si les débuts mettaient en valeur des grands classiques au détriment des découvertes, les récentes présentations de la collection Phillips et l'Envolée Lyrique viennent contredire ceux qui donnerait au gérant une seule ambition lucrative.

Cette société, qui gère - presque - uniquement le Musée du Luxembourg, gère aussi inventivement la promotion de ses expositions en préachetant les numéros spéciaux des magazines et en échangeant des panneaux Decaux contre des invitations ou l'ouverture exclusive une nuit du musée à des clients privilégiés. Il est aussi possible d'innover dans la promotion culturelle des expostions.

Cette délégation n'est pas sans rappeler la société Cultures Espaces, filiale de Havas Tourisme et du groupe Suez, fondée par Bruno Monnier et qui gère des sites culturels tels que le Musée Jacquemart-André ou le Théâtre Antique d’Orange. A quand la filiale Accor Museums?  Quitte à déléguer la gestion de sites autant faire appel à des professionnels...

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Voici les sites qui parlent de Exemple de gestion privée d'un musée français de renom:

Commentaires

Doit-on déceler un humour sardonique derrière vos propos ?
Au moins, c'est rentable et les budgets sont tenus et ça ne nuit en rien à la qualité des expos. Quand on voit les dépassements de budget du MAMVP, par exemple, on peut s'interroger.

Je tenais ici surtout à saluer cet exemple courronné de succès de gestion privée et dont devrait s'inspirer nombres d'institutions culturelles.
Si ma dernière phrase pourrait supposer un certain cynisme, elle cherchait à mettre en garde dans les travers éventuels de la vulgarisation de cette pratique.

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