Parce que le présent se juge à l’aune des temps qui l’ont précédé, rapide éclairage en forme de retour en arrière sur Henri Focillon (1881-1943).
Sans doute un des historiens d’art français les renommés, c’est lui qui a quasiment inventé cette « matière », il fut un très influent professeur d’histoire de l’art à l’université de Lyon et directeur des musées de la ville de 1913 à 1924, avant d’enseigner l’histoire de l’art à la Sorbonne et au Collège de France.
Durant la guerre, il part en exil à New York où il participe à la fondation avec Claude Levi-Strauss, Jacques Maritain, J. Perrin et d'autres de l'École libre des hautes études de New York, centre des intellectuels français en exil à New York pendant l’occupation. C’est dans cette ville d’exil qu’il décède en 1943.
La Bourse Focillon récompense encore aujourd'hui chaque année une très bonne thèse en Histoire de l’art des doctorants. Elle permet au rédacteur de séjourner 3 mois à l’université de Yale.
Ses études font référence et sa méthode marqua plusieurs générations d’élèves qui se réclament encore de son héritage, c’est aussi un réel écrivain fort de talent de plume indéniable.
Deux de ses écrits essentiels sont disponibles en ligne :
Eloge de la main (1934)
« J’entreprends cet éloge de la main comme on remplit un devoir d’amitié », cette première phrase donne instantanément l’envie d’aller plus loin.
Vie des formes (1934)
Une référence, essai de méthodologie qui affirme sa pensée autour d’une interprétation "formaliste" de l'art et de son histoire
